Projet « Andovoranto 1914 – 2014 »

Andovoranto, petit village de pêcheurs aujourd’hui, a été, entre 1890 et 1920 un nœud de communication majeur de Madagascar et a vu s’implanter un grand nombre de Français et d’Européens. Isolé aujourd’hui, le village voit les traces de cette époque disparaître peu à peu et le cimetière des Français (militaires et civils) se détériorer à tel point que les noms s’effacent, parfois irrémédiablement.

Du vendredi 10 au mardi 14 octobre 2014, 12 élèves internes du Lycée Français de Tananarive se sont rendus sur place pour retrouver les traces de cette époque en partie oubliée et restaurer les sépultures, parfois centenaires, de ces hommes et de ces femmes.

Voir le dossier de travail des élèves / le dossier historique et les annexes

Citation : "Au reste, la présence des anciennes tombes civiles aussi, n'est pas sans témoigner que l'œuvre de colonisation est autant militaire que civile ; la seconde succède à la première. Mais les sépultures civiles de brousse disparaissent plus vite encore : rarement elles étaient protégées par une dalle de ciment : un cercueil grossier, une levée de terre, une croix, un petit entourage palissadé et c'était tout... On n'est pas surpris, dans ces conditions, qu'elles n'aient pas résisté à l'injure du temps". (Raymond Decary, Souvenirs et croquis de la terre malgache, ‎Éditions maritimes et d'outre-mer, 1969, p. 238)

Les traces du passé dans la ville

Le quai de la douane, où le canal des Pangalanes s'ouvre sur l'embouchure de la Rianila

La borne n°4 sur le canal des Pangalanes, point kilométrique 99 (depuis le début du canal à Tamatave)

La tombe de Henri de Solages, premier martyr catholique de Madagascar

La résidence du gouverneur

L'enquête auprès des autorités et de la population locale

Alaya en pleine discussion avec Samuel RANDRIANAIVO, professeur de sciences au CEG et érudit local

La rencontre avec le Président du Fokontany : des élèves très attentifs

Une ronde autour du monument aux morts en présence du Commandant (RC) Patrick DELEPLANQUE, Délégué Général du Souvenir Français pour Madagascar, venu spécialement de Fenerive Est pour se joindre à l'expédition

CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR OUVRIR LA VIDEO : le Tangalamena évoque devant nous ses souvenirs du cimetière et aussi des événements de 1947 où les rebelles l'ont grièvement blessé à la jambe

Le concours "Je dessine ma ville" au CEG d'Andovoranto

Quand nos lycéens aident les collégiens

"Savoir, discipline, réussite", la devise du CEG

Jean JAOVELONA, 6è II

Mickaël FOLOSON, 4è

Anistone ROVASOA

Sylvie RAZAFINIRINA, 6è I

Francellin BOKO, 3è

Un moment fort : la remise des prix

   

La découverte et la restauration des sépultures : l'"allée des légionnaires"

L'allée des 10 (11 ?) tombes militaires à notre arrivée

Vue de l'autre côté, un cimetière à l'abandon

L'allée après le débroussaillage

Vue de l'autre côté

 

Une seule date (1893), aucun nom

Le travail de conservation et de restauration : ponçage, application de l'anti-rouille, nettoyage de la pierre

 

Les croix sont repeintes en noir avec beaucoup d'application, malgré la chaleur...

Une cérémonie commémorative

 

La découverte et la restauration des sépultures : le carré Buschle / Dupont

Les deux tombes à colonne brisée renferment les corps de deux jeunes hommes noyés le 30 novembre 1930 : Joseph Dupont (âgé de 19 ans) et Antoine Buschle (âgé de 22 ans). René-Joseph Buschle, colon, est né à La Réunion le 3-12-1878 et décédé à Brickaville le 1-2-1945. Roger Buschle est mort "dans sa onzième année" le 19-10-1957. Hugues Dupont est né le 11 août 1916 et décédé le 24 septembre 1956.

Le carré à notre arrivée...

... après débroussaillage...

... et après restauration

La tombe d'Hugues Dupont, à quelques mètres du carré principal

 

La tombe d'Alfred Dupont (décédé en 1901), abandonnée et isolée, en face de l'EPP de la ville

La tombe de René Buschle

 

La découverte et la restauration des sépultures : la tombe de Contari (nom incertain)

La tombe émerge de la végétation

La tombe est restaurée mais la stèle est très endommagée

La découverte et la restauration des sépultures : la tombe de Joseph Madar

La famille Madar est originaire de Maurice. On trouve plusieurs membres dans les Annuaire de Madagascar : G. Madar (bijoutier), W. Madar (employé de commerce et horloger). Joseph Madar était comptable.

Une plaque bien conservée

Après restauration

La découverte et la restauration des sépultures : la tombe d'Yvette Labinette (nom incertain)

Une Vierge orante sort de la végétation

Des élèves appliquées

Le plaisir du travail accompli

L'identification de la tombe, après la restauration et le retournement de la statue

La découverte et la restauration des sépultures : la tombe du commandant Lafond

Inscription : "Le personnel européen de la Garde Indigène de Madagascar à la mémoire de leur regretté Chef et Collègue / Emile Lafond Inspecteur Principal de la Garde Indigène décédé le 15 février 1910 à l'âge de 47 ans".

M. Lafond est commandant de la Brigade (Annuaire de Madagascar, année 1910).

Une dernière découverte, la veille du départ

Et encore un beau travail d'équipe !

Deux articles de la presse nationale malgache sur le projet : l'article des Nouvelles, l'article de L'Hebdo.

Bravo aux élèves pour leur implication dans le projet : ARIVELO Leezna 1PRO, BRANCHE Alaya 1L, CHOA-PIANE Rajoana E. Steve 1PRO, ETHEVE Marie-Eve 1PRO, JAVEL Camille Julia 1STMG2, LAURET Fabien 1STMG1, MANESSY Fredilleien 1PRO, RAFIRINGA Ny Ony Hasina 1STMG1, RAVAOHANTA Jivane 1ES3, REYDELLET Jean Yves 1S3, SAFY Karim 1PRO, WOLEJSZO Irina 1L.

Les organisateurs : Nivo COMBES, Arnaud LEONARD, Herifidy RASAMOELINA, Albert ZIEBA.