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Bienvenue sur ce site consacré aux soldats et travailleurs coloniaux de Madagascar face à la violence du premier conflit mondial

 

Un premier panorama de la participation de Madagascar aux guerres du XXe siècle :

Chemins de Mémoire - Ministère de la Défense, "La France et Madagascar"

Éric Deroo et Antoine Champeaux, "Panorama des troupes coloniales françaises dans les deux guerres mondiales", RHA, 2013.

Les tirailleurs de Madagascar dans le second conflit mondial

A l'occasion de la commémoration du 70ème anniversaire du Débarquement de Normandie, l'Ambassadeur de France à Madagascar, M. François Goldblatt, a organisé le vendredi 6 juin 2014 une journée en présence d’anciens combattants, de membres du gouvernement, du corps diplomatique et d'élèves du Lycée français de Tananarive. Parmi eux, des élèves de Troisième avaient préparé des portraits de Malgaches ayant participé à la Libération de la France. La jeune génération a ainsi rappelé le rôle essentiel joué par des soldats comme Justin Resokafany, décoré de la Croix de guerre avec palme. De nombreux Malgaches ont rejoint la Résistance contre les nazis. Voir l'article dans le journal Madagascar Matin.

Le vétéran RAKOTOZAFY a participé au 70ème anniversaire du Débarquement de Provence. Plusieurs centaines de soldats malgaches ont participé à ce débarquement, en août 1944, au sein des troupes coloniales. Ils viennent alors de divers horizons : certains ont rejoint l’armée de la France libre en 1942, après la libération de Madagascar, d’autres se sont engagés avant 1940 et combattent au sein des troupes coloniales stationnées en Afrique du Nord. C’est le cas de Rakotozafy, 96 ans, il est aujourd’hui le dernier ancien combattant malgache. Incorporé en 1939, il passe une partie de la guerre au Maroc, il participe à la campagne d’Italie menée par les Alliés. Puis, en août 1944, c’est le débarquement de Provence, avec la première division française libre. Et la remontée vers le nord pour la libération de la France. Certains Malgaches ont aussi participé au débarquement, malgré eux et de manière indirecte. Prisonniers, ils ont été utilisés par les Allemands pour construire des ouvrages de défense sur la côte méditerranéenne. A la fin de la guerre, près de 12 000 Malgaches attendent leur rapatriement. Le brigadier Rakotozafy rentre chez lui en août 1946, il rejoint son village des hautes terres et reprend ses activités agricoles, après plus de six années de service. L'Ambassade de France à Madagascar a organisé son séjour et sa participation aux cérémonies commémoratives. Lire le très riche dossier de presse. Ecouter l'interview en malgache du Brigadier Rakotozafy, 96 ans. Ecouter l'interview sur RFI et l'analyse par un historien.

La participation de Madagascar a commencé dès le début de la guerre.

L'année 1940 est notamment marquée par le massacre de Laxou, peu connu contrairement à ceux de Chasselay et de Clamecy. Il est aussi de moindre ampleur puisqu'il semble concerner 7 prisonniers malgaches, artilleurs de l'infanterie coloniale, fusillés pour l'exemple par la Wehrmacht en juin 1940 lors du transfert à pied de leur groupe entre Commercy et Nancy. C'est le cas du soldat BENONINA, qui repose dans le cimetière communal. Il y a plusieurs autres grandes pages en 1940 : celle écrite dès le 13 mai 1940 par les Malgaches de la 42e demi-brigade de mitrailleurs coloniaux à Monthermé ; ou le 24 mai 1940 à Sentelie (Somme) par le 21e RCA LMM.

Voir Monique Lupo-Raveloarimanana, "Soldats et travailleurs malgaches en France pendant la Seconde Guerre mondiale", Omaly Sy Anio, 1988.

Voir aussi "Les coloniaux dans la Résistance française en métropole".

Maurice Rives, "Les tirailleurs malgaches et sénégalais dans la Résistance"

Eric Jennings, "Vichy à Madagascar : conjoncture, mutations, et Révolution nationale dans la Grande Île".

Yvan Combeau, "Le ralliement de La Réunion et de Madagascar à la France libre"

Une source intéressante : Centre national d'information sur les prisonniers de guerre. Liste officielle des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande : nom, date et lieu de naissance, unité / Centre national d'information sur les prisonniers de guerre. 1940-1941.

Les tirailleurs "sénégalais" à Madagascar

Nombreux sont les tirailleurs «sénégalais» à être restés à Madagascar après les campagnes de «pacification» des militaires français de 1895 et 1947.

Voir un article d'Amadou Ba, doctorant en histoire à l'université de Jussieu (Paris VII), avec des enregistrements de descendants. Et un résumé de sa thèse.

Les Anciens combattants

Les années 1960 constituent un tournant dans le sort des Anciens combattants. Voir à ce sujet l'article de Frédéric Garan, "Les Anciens combattants Malgaches de l’Armée Française : le tournant des années soixante", Revue des Mascareignes, 2002.

Le monument aux morts d'Ambohimanarina (Antananarivo)

Le 9 octobre 1960 est inauguré au nord d'Antananarivo (voir sur Google Maps) un monument aux morts construit à l'initiative de l'adjudant-chef Randrimanana et de l'adjudant Rabenatoandro. Il s'agit d'un cas unique à Madagascar de monument qui associe les noms des Malgaches morts "andafy" (outre-mer) en 1914-1918 et en 1939-1945. 16 noms figurent pour la Première Guerre mondiale et 6 noms pour la Seconde Guerre. Certains ont été retrouvés, d'autres sont manquants (voir fiches). De plus, certains ne sont pas morts "any Frantsa" (en France) comme le mentionnent les deux inscriptions sur le monument. Les noms sont classés par quartiers.

1914-1918
1914-1918
1939-1945

ANOSIVAVAKA

RAHARISON

RABE-MABO

RAINIZANAMARO

RAINIASY

RAZAFINDRABE

ANTANJOBE

RAINIMORA

RAKOTOSON

RABETAFIKA

RATSIMANOHATRA KARABO

BETAFO

RAZAFINDRALAMBO

RANAIVO

ANTANETY

RAINIZANABELO

AMBODIMITA

RAINITELO

ANDRAHARO

RAINIASIMBOLA

AMBODIVONA

RASON RASATA

RABESAVONY

ANTANJOBE

RATSIMANOSIKA

ANTANETY

RAMASO

AMBODIHADY

RAMBELOSON

AMBOHIMIADANA

RAZAFIMAHATRATRA

RANAIVO GASY

ANTANJOBE

RAZAFINDRAMANITRA